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Népal
9-11-2007
Delhi - Paris - Bordeaux
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Vendredi 9 novembre 2007
Arrivés à Paris à 6h15 heure locale.
Nous sommes 21 à prendre l’avion pour Bordeaux. Une dame nous
prend en charge. 3 contrôles de passeport, une fouille et hop, dans
l’avion.
Il est midi à Katmandou et le jour se lève sur Paris.
Voyage rapide de Paris à Bordeaux.
On arrive à l’heure 8h30.
Mes parents sont là pour m’accueillir, ceux d’Eric aussi.
Val et Francis sont là. Ca fait aussi du bien de revoir les siens !
Le voyage en voiture est long. Je suis fatiguée.
Après midi après douche et lessive, déballage des cadeaux.
Third World Craft Nepal
Prayer wheel 195+250+340
Encens 35
Batik 2x60
Drapeaux prière 5x30=150
Cahier 115
Abat jour 65
1270
Népal Folk
2 camions en bois 2x180
1 taie d oreiller brodée fleurs 210
1 bol chantant 275
+bout de bois 20
Encens 20Rs
Rideau brodé arbre éléphants 1260
Grès 50
Grès 35
Cahier 2x85
Cahier 85
Abat jour maison 140
2795
Bijoux vers hôtel
2 OM + « 6 corner » = 1100Rs
Budget total
Avion + assurances 1133€
Trek 875€
Rentrée site + repas + souvenirs 330€
2338€
Dimanche 11 novembre
L’heure des bilans
a sonné 2 jours après notre arrivée.
Je me réadapte bien aux horaires français (contrairement à
l’an dernier au retour d’Argentine).
1° nuit 18h 6h, 2° nuit 21h 6h…
Je garde de bons souvenirs de ce périple et regrette de ne pas passer
les 3 semaines qu’il me reste de vacances là bas à parcourir
d’autres endroits.
J’ai envie de revenir faire le tour des Annapurna. Dans quelles conditions
? Je ne sais pas. Seule, c’est possible. En groupe ? Avec guide ? Ca
dépendra de la conjoncture.
J’ai vraiment beaucoup apprécié les zones de culture en
étage, les rizières. C’est très beau et ça
invite à la contemplation. J’ai le sentiment d’être
passé un peu trop vite dans ces endroits là. J’aurai aimé
y passer des jours et des jours, pourquoi pas dessiner, assise, tranquillement.
Mais il fallait avancer.
Finalement j’ai
réussi à passer partout. Quelques passages où il a fallu
que je prenne sur moi. Ce passage pour éviter le chemin des maoïstes.
Beaucoup de dénivelé en peu de temps. Le sentier bien qu’étant
pourtant stable et bien marqué. Il y avait du dévers et je m’étais
un peu mis la pression. Des passages plus impressionnants, le 23 octobre,
cette descente taillée dans la roche et le passage sur le sentier aménagé
dans le vide avec quelques rondins de bois et 4 pierres posées dessus.
Le sentier effondré avec traversée au pas à pas sur les
zones éboulées avec un dévers conséquent. Là
je n’ai pas trop réfléchi. Concentré je regardais
où il fallait poser le pied et ne pensais qu’à ça.
Pas très fière sur les ponts précaires, mais aidée
de nos bons guides ça passait toujours.
Vraiment pas fière en quittant l’Italian BC sur ce sol sablonneux
très friable, « escalier » très raide et fort dévers,
et remonté sur l’autre moraine à la même image.
Le sentier qui disparaît sous mes pieds, toujours plus étroit.
Ce caillou qui dépasse, sur lequel je m’accroche le pantalon
et qui manque de me déstabiliser et me précipiter dans le précipice.
Un bel accroc à mon pantalon, une égratignure et un bleu énorme
dont j’ai encore les traces et quelle décharge d’adrénaline
!
Après, la chute de Rub notre bon cuistot. Je l’ai vu voler, j’ai
cru qu’il y passait !
Le passage en « crête » de crevasse, vraiment pas fière
dessus et le passage en crête de moraine avant le french Pass. Beaucoup
de craintes.
La marche avec les crampons ? Une formalité.
Ma journée la plus dure : le 30 octobre. J’ai beaucoup souffert
de la soif : ça m’a épuisé ! La longue descente
du Thapa Pass, longue traversée dans la neige et ensuite 1600m de dénivelé
négatif en pratiquement 2h – 2h30… Avec passage dans le
pierrier d’ardoises qui glissait sous mes pieds. Dur dur…
Coté hygiène
Mylène a réussi à se laver au gant sous son poncho pratiquement
tous les jours (sauf en très haute altitude). J’étais
bien moins motivée. Les premiers jours j’ai souffert de ne pas
me laver la tête, ce que j’ai finalement fait le 21 octobre. Après
il a fait plus froid et je transpirais moins, ça me démangeait
donc moins.
Lavages grossiers à la lingette, c’est suffisant et finalement
le nettoyage n’aura pas été un gros souci.
A la fin on ne devait pas sentir trop bon, mais on était tous dans
le même cas et c’était surtout pas évident de bien
laver le linge malgré nos quelques tentatives, pour la faire sécher
sur le sac à dos il reprenait la poussière… Même
si on ne devait pas sentir vraiment bon je n’ai pas senti mon odeur
et je n’ai pas été incommodée par celle des autres.
Mon principal regret concerne
notre manque de rapports avec notre équipe de porteur.
On était quand même toujours isolé d’eux, on ne
nous mélangeait pas et on ne nous encourageait pas à nous rapprocher.
Au contraire. Les porteurs ne parlaient pas anglais, c’était
donc pratiquement impossible de communiquer avec eux pour dire autre chose
que « namasté » (bonjour) « tato » (chaud)
ou « tiso » (froid)… assez limité comme conversation.
Le reste n’était que mimique, sourires, fatigue…
Difficile de communiquer avec notre guide, son français et son anglais
sont à perfectionner.
Difficile de demander des explications sur certaines choses. Je n’ai
jamais réussi à comprendre ce que signifiait l’espère
de point d’interrogation rouge retourné que l’on rencontrait
parfois sur les chemins.
Aucune indication culturelle, alors qu’il y avait tant à apprendre. C’est assez frustrant de traverser une région et de rester avec ses interrogations sur les mœurs, la vie, la culture qui anime les gens qui y vivent. Ca a été pour moi une grosse lacune et j’aurai vraiment apprécié d’avoir quelques commentaires sur les choses rencontrées, des détails sur la vie des gens de là bas.
Pour moi il n’y a pas vraiment eu de « liens » humains. Ces échanges qui font que l’on se lie vraiment d’amitié à l’autre, que l’on a envie de mieux se connaître, plus se comprendre. Là aussi je suis déçue car c’est un manque de « valeur ajouté » sur cette pourtant belle aventure.
J’ai été
très intriguée et vraiment très impressionnée
par les performances du cuisinier et j’aurai aimé plus souvent
voir comment il s’y prenait pour nous faire autant de bonnes choses,
si variées. En plus de la cuisine népalaise qu’il faisait
à nos porteurs. Ca m’aurait plus de m’approcher et de regarder,
mais je sentais que ça les gênait la plupart du temps. Intimidé
d’être regardé ? Pas évident de savoir les raisons
non plus… Tant d’ignorances entre nous.
Mes plus gros regrets sont vraiment à ce niveau.
Au niveau de la diversité de paysages on a été servi. Rizières et autres cultures en étage, forêts primaires, bambous, herbes, moraines, glaciers, plateaux enneigés, vallées désertiques. Katmandou. On a vu pas mal de choses.
J’ai trouvé
un peu lourds les enfants à chaque traversée de village, très
collants. « Namasté, give me a pen » « mitai »
(chocolat) « give me a sweet » et ils restent là autour.
Au début on trouve ça mignon, mais ça finit vite par
me saouler. A dhaurapani ils ont été vraiment pénibles.
A Bhaktapur aussi.
Je suis globalement enchantée
de me voyage.
J’ai beaucoup aimé le Népal et je souhaiterais y retourner.
Récit illustré du trek en autonomie par Thierry Name
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