|
|
Népal
31-10-2007
Yak Kharka - Marpha
|
|
|
||
|
|
Mercredi 31 octobre 2007
Le soleil vient de se lever, encore une belle journée.
Ce matin on avait droit à la grasse mat jusqu’à 7h30.
On s’est levés à 6h30 après une excellente nuit
pour tout le monde. Thierry ne dormait pas depuis 5 jours… Ca papote
et ça rigole dans la tente de Gomé Kancha et des 2 porteurs.
Il a gelé ce matin, il faisait 7°C dans la tente. C’est agréable
de traîner dehors le matin, le froid est à présent supportable,
le vent timide. On revit !
Tout le monde se réveille petit à petit, le réchaud chauffe
depuis 6h. On va bientôt avoir le tato tia (thé chaud) pour réchauffer
ceux qui sont tiso (froids).
3940m à 2650m Partis à 8h30 arrivés à 11h00. Très
belle descente dans les pins, le soleil face à nous, vautours et gypaètes
nous font honneur, le chemin est agréable. On commence à apercevoir
Marpha où vivent des réfugiés Tibétains. En chemin
on croise des occidentaux. Ca faisait bien longtemps que ça ne nous
été pas arrivé.
Puis le bruit d’un klaxon, ça ne donne pas vraiment envie de
briser notre aventure et de renouer avec la « civilisation ».
La vue sur la Kali Gandaki est magnifique. Déjà on entre dans
Marpha, rues dallées d’ardoise, quelques excréments humains
dans des coins de rue… On rentre dans une bâtisse et on plante
les tentes dans le jardin derrière, au milieu des pommiers.
L’endroit est très agréable. Pour 60Rs on aura droit à
une douche chaude. La tête ne me gratte même plus. C’est
bizarre, à la fois désagréable et agréable de
se retrouver avec du monde, des commerces autour.
On a eu des patates au curry, des haricots blancs à la tomate, de la
verdure, du fromage de yak et du pain de mie en losange à midi. Ensuite
après une douche revigorante on a fait un peu de lessive. Le temps
d’aller faire un tour dans la rue « just have a look » il
faudrait entrer dans toutes les boutiques d’artisanat tibétain.
Bijoux, écharpes, bols chantants…
Gomé nous a amené au monastère. Un énorme moulin
à prières à l’entrée, on tourne toujours
de la main droite et dans le sens des aiguilles d’une montre.
En haut de l’énorme moulin (1,5m de haut) une petite languette
qui vient sonner 2 cloches diamétralement opposées, il faut
faire sonner 13 fois. Ensuite, des escaliers avec des paliers et sur ces paliers
une série de petits moulins que l’on fait tourner au passage.
A l’issu de cet escalier on débouche dans un patio. Au fond de
celui-ci une pièce avec des fresques sur les murs et sous vitre de
grandes statues de bouddhas et autres divinités. A un autre endroit
une pièce spéciale pour médiation, décorée
dans le même style. Les maisons à Marpha ont 1 étage,
le toit plat en terre et les bordures entourées de stock de bois qui
sèche. Plus il y a de bois, plus les gens sont riches. Sur ces toits
sèche du maïs ou du fourrage. Les rues de Marpha sont dallées
d’ardoise sur un coté de l’eau circule sous les dalles.
L’eau est captée de la kali gandaki, plusieurs robinets disponibles
dans les rues.
Il y a 2 ans quand mes compères étaient venus il n’y avait
pas de route. A présent il y en a une. Il y a l’électricité,
quelques téléphones, mais pas internet. Là où
nous logeons, pour accéder au toit il y a une « échelle
» un petit tronc de bois creusé de marches.
Mylène voulait s’acheter un bracelet en os de yak, mais dans
la boutique où elle est entrée la dame ne vendait que des colliers,
celle-ci l’a traînée dans les 3 autres boutiques pour qu’elle
trouve le bracelet. Bonne vendeuse qui ne lache pas l’affaire !
On est allés boire un lassi pomme et de la bière avec Gomé
et Indra. La dame du lodge resto bar n’était pas contente que
Gomé n’amène pas ses clients loger chez elle.
A 17h, tea time. Les autres se sont mis à jouer au tarot.
Le cuistot nous prépare une tourte aux pommes. Je lui ai demandé
comment il faisait pour la cuire. En fait sur son gros réchaud il a
une espèce de bassine profonde en alu, il pose sa tarte dans son plat
en alu dedans et il bouche le tout d’un couvercle maintenu par un caillou.
Tel est le secret du four du cuistot.
Demain matin on va aller à Tukuche, et le soir on fera la fête
avec les porteurs. Ca fait bizarre de voir plein d’occidentaux déambuler
dans les rues.
La plupart font le tour des Annapurnas. C’est passé très
vite ce trek finalement. J’ai l’impression qu’hier nous
traversions encore les rizières du premier jour…
| |