Home / Inicio
Guestbook / Libro de visitas
Presentation / Presentacion
Contact me / Contacto
Update / Actualizacion
Links / Enlaces


Népal

28-10-2007
Japanese BC - Dhaulagiri BC

 

 


Toujours des avalanches, ne passons pas trop près!


crevasses


il y a du vent sur le Dhaulagiri


sur le dos des crevasses...


arg!


Gomé nous taille quelques marches


chutte de séracs pour la voie normale


nous voilà au base camp du Dhaulagiri

Dimanche 28 octobre 2007

Partis à 8h du Japanese BC on est arrivés au Dhaulagiri BC à 13h30. On a marché tout le long sur le glacier. Au début le terrain était facile, toujours ces gros cailloux et cette terre. Ensuite on est arrivés à une zone où il y avait pas mal de belles crevasses.
J’étais vraiment pas en confiance lorsqu’il a fallu marcher sur la crête d’une, 20-30cm où poser les pieds et 2 à 3m presque à pic de chaque coté.
Heureusement, nos guides sont toujours là pour veiller sur nous.
Indra qui était part il y a 2 jours nous a rejoint ce matin. Il est allé jusqu’à la Hidden Valley. Quelle énergie !
Après ce passage de crevasses on a grimpé une moraine que l’on a traversé et ensuite un glacier recouvert de neige et relativement plat. La neige était de bonne qualité, le chemin bien tracé. Sur la fin je commençais à traîner la patte.
On sent l’altitude, le moindre effort coûte. Je n’avais aucune motivation pour essayer de planter les sardines de la tente sur le sol caillouteux. J’ai mal à la tête, je pense que c’est plus dû au soleil qui frappe dur aujourd’hui qu’au MAM.
Tout à l’heure il faisait 40°C au soleil (ça ne veut pas dire grand-chose, mais bon), sous la tente il fait 26°C.
Demain la journée va être éprouvante 1h30 de marche sur glacier comme aujourd’hui puis 3h de montée pour le French Pass (+600m) 5366m ensuite descente dans la Hidden Valley.
A 15h il fait encore beau. Aujourd’hui sera-t-il le premier jour où il fait entièrement beau ?
L’air est sec.
On a vue sur une chute de sérac au pied du Dhaulagiri. C’est le seul trek à passer aussi près d’un 8000m.
De la neige volante s’échappe constamment des hauts sommets, ça doit bien y souffler.
Le panorama est magnifique et mériterait un 360°C.
Face à moi un tas de cailloux avec des drapeaux à prières, juste au dessus, en levant bien haut la tête, un sommet pointu longé sur la gauche d’une belle calotte de glace. Plus sur la gauche la gorge qui mène au French Pass. A ma droite le Dhaulagiri I, je doute que l’on voie vraiment le sommet, on est trop près en contre bas. La voie normale part d’ici, on voit une trace qui traverse les crevasses et ensuite on devine un passage au bout des séracs. Ensuite la pente semble assez progressive jusqu’au plus haut sommet que l’on voit.
La mer de neige s’étend derrière nous, quelques nuages en fond de vallée, plus bas et sur l’autre versant les autres Dhaulagiris. On est seuls au Camp de Base.
15h45 Les nuages montent doucement mais ne nous atteignent pas encore.
En avalanche interminable a dégringolé du sommet pointu.
Des gens descendent du French pass et s’installent plus haut. Eric fait ses notes, Mylène, Gérard, Thierry et Frédo une belotte. Les népalais jouent aux cartes sous la tente, certains profitent du soleil. C’est une après midi tranquille et j’apprécie ce repos entre deux efforts.
Des chaussettes sont à sécher sur des bâtons, un porteur se lave les pieds. Pas mal sont en tongue au milieu de la neige.
18h le soleil est passé derrière la montagne à 17h10. A 17h30 on nous servait le thé chaud. J’en ai prit 2 tasses dont ½ avec un efferalgan 1000. Le mal de tête m’avait passé mais il revient.
Le plus jeune des porteurs est tombé à l’eau tout à l’heure en allant en chercher. Il a mit ses chaussures à sécher mais peu d’espoirs qu’elles le soient demain. Je lui ai passé une paire de chaussettes et Gérard lui a prêté des chaussures.
Au niveau de la cuisine ils ont trouvé un système ingénieux pour récupérer de l’eau. Il y avait un filet d’eau qui fondait de la neige, ils ont creusé un trou plus loin pour y déposer une cassine et entre les 2 une bâche où se dépose la plupart des impuretés. Ca évite de faire plein d’aller et retour au « petit lac » un fond de crevasse moitié gelée avec de l’eau de fonte (où notre malheureux porteur est tombé, il faut dire que c’est bien en pente).