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Népal
27-10-2007
Italian BC - Japanese BC
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Samedi 27 octobre 2007
Quelle journée ambiance haute montagne !
Partis à 8h de l’italian BC on arrive à 13h30 au Japanese
BC 4200m.
Ce matin il faisait moins froid, pas de gelée.
Je pensais que les passages difficiles étaient sur l’autre rive
et que finalement on n’y passerait pas. Que nenni ! Séquence
frisson de bon matin.
On descend vers le glacier sur un terrain très pentu et instable.
Gomé m’encorde et on descend très lentement (bistaari).
J’évite de regarder autre chose que les emplacements où
je dois mettre mes pieds. La terre glisse à chaque pas, c’est
très vertigineux. Enfin sur le glacier, mais pour peu de temps car
il faut remonter sur l’autre coté. Le terrain est toujours si
peu stable, c’est très pentu et je me fais une grosse frayeur
en m’accrochant à un rocher et manquant de perdre l’équilibre
et glisser dans le vide. J’ai un accroc à mon pantalon et une
égratignure entourée d’un bleu conséquent. Sortie
de ce mauvais pas il faut que je m’arrête 5 min pour reprendre
mes esprits.
Après une marche à plat dans le lit sablonneux de la rivière,
la balade reprend son rythme montagnard, on remonte sur une moraine instable,
sous nos pas les cailloux glissent et la terre dévale. A moment donné
Rub glisse quelques mètres devant dons dans une ravine. Heureusement,
il n’a rien. Les casseroles, quarts, assiettes sont éparpillés
sur la forte pente qui descend à la rivière une 100aine de mètre
plus bas. Gomé va l’aider à récupérer tout
ça tandis que nous continuons lentement. Une pierre tombe à
une 20aine de mètres de nous, on accélère le pas pour
se sortir de ce passage exposé. Nous voilà sur le glacier, entre
les crevasses on monte un peu, descend un peu… Le glacier est recouvert
de pierres et de terre, de part et d’autre des cailloux glissent sans
cesse des parois alentours.
On est en haute montagne. Pour seule végétation quelques timides
coussinets de saxifrages, elles sont partout celles là.
On passe en corniche d’une crevasse fragile, des cailloux glissent et
la bordure s’effondre. Le chemin commence à se faire longuet.
J’ai mal au dos de tousser, j’ai la fringale, il est temps d’arriver.
Et enfin nous arrivons à 13h30. Le Japanese BC est très spartiate,
quelques terrains « plats » au milieu de cailloux. A partir d’aujourd’hui
on n’a plus de cabine WC.
Deux impressionnantes avalanches viennent de se déclencher sur les
flancs du Dhaulagiri, les séracs s’effritent, ça ne plaisante
pas, il ne faut pas passer trop près. Face à nous s’étend
ce glacier Sali de cailloux, dans ce décor misérable on a l’impression
de traverser une immense décharge à ciel ouvert. Les nuages
nous ont rejoint, ils jouent à cache cache, là ils sont sur
les séracs et au travers la brume on distingue le Dhaulagiri. Impressionnant,
c’est le mot. Hostile, austère. Il fait frais, ça ne me
donne pas envie de m’éterniser.
On a mangé assez tard, il était 15h45. Rub nous a fait des bugnes,
des patates champignons, du fromage et de la viande en boite frite (corned
beaf ?). Ensuite fruits au sirop chauffés.
Il y a encore eu une avalanche de sérac, très impressionnant.
Vers 16h15 le soleil est passé derrière la montagne et à
16h30 on avait pratiquement tout le panorama dans l’ombre…sans
compter que les nuages nous ont phagocytés. Refuge sous la tente donc.
Je vais m’allonger un peu, c’est usant d’être tout
le temps assis en tailleur.
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