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Népal
25-10-2007
Sallaghari - Italian BC
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Jeudi 25 octobre 2007
Nuit tranquille chahutée par la force de la rivière. 4°C
ce matin, le ciel est dégagé, quelques cirrostratus haut dans
le ciel sont déchiquetés par le vent.
En face de nous un sommet enneigé prend déjà la lumière,
et nous on attend, le thé à la main, le rayon de soleil qui
nous fera tant de bien…
La vallée est étroite et encaissée, on pourrait presque
parler de gorges. Aujourd’hui petite journée, on ne devrait marcher
que ce matin jusqu’à l’italian Base Camp. Cet aprèm,
repos.
11h30 3h de marche pour 400m de dénivelé, quelques coups de
cul, petites montées bien raides à la népalaise, plusieurs
traversée « à gué » sur cailloux de rivière
(3) sans difficulté.
Nous marchons dans une jungle de bambous très jolis, ensuite de hautes
« herbes » arbustes plus haut que nous avant de sortir de la végétation
pour déboucher sur l’italian Base Camp.
4 terrasses plates où planter nos tentes, plus une bâtisse assez
grande en pierre avec les « gardiens du refuge » à l’intérieur.
Le bâtiment doit faire dans les 50x4m.
Une pièce où notre cuistot s’est installé faire
la cuisine, 1 pièce où il y a les gens d’ici, une autre
pièce vide et une dernière partie sans toit.
On est au pied du Dhaulagiri, on en voit l’épaule en guise de
somment et il faut déjà lever la tête bien haut pour la
regarder. Les nuages viennent de gagner les hauteurs. Pourvu que l’on
profite encore du soleil sinon il fera froid, il y a un petit vent glacé.
Il fait dans les 16°C. J’ai ramassé un bout d’écorce,
c’est une véritable feuille, ça me rappelle l’arbre
mille feuille, le queñua d’Argentine.
Cet aprèm repos.
Demain on ira marcher après le petit dej pour redescende manger et
se reposer l’aprèm.
Nous sommes à 3660m et quand on marche on commence à sentir
le manque d’oxygène, c’est la première fois depuis
le début du trek.
Aujourd’hui, la marche a été très plaisante, pas
trop dure et dans un cadre agréable. 15h j’ai un peu mal à
la tête, j’ai l’impression d’avoir prit le soleil,
pourtant j’étais protégée et le soleil n’a
pas frappé trop longtemps.
Rub nous a fait des petits pains plats, des patates, un légume vert
inconnu relevé de graines toutes aussi inconnues, des patates, encore
une fois c’était très bon.
Les nuages doivent être à présent environ 100m au dessus
de nos têtes. Qu’est ce que l’on aurait été
bien si l’on avait eu le soleil.
Personne ne traîne dehors (sauf moi). Mylène, Gérard,
Thierry et Eric jouent au tarot, Frédo est parti lire au chaud sous
sa tente. Gomé et les 2 porteurs sont sous la tente, le cuistot et
ses aides dans la cahute en pierre et le reste des porteurs sous la grande
tente où on mange.
Ils jouent aux cartes aussi. Je prends un peu le frais, je regarde le paysage
même si le plus beau est masqué par les nuages.
18h le temps est toujours aussi bouché, il fait dans les 5°C.
Cet aprèm certains ont joué aux cartes, Frédo s’est
couché, il a un peu prit froid et moi j’ai traîné
un peu dehors dans le froid en feuilletant le routard.
Rub est venu discuter un peu avec moi, ça m’a fait plaisir. C’est
la 3° fois qu’il fait le tour du Dhaulagiri, enfin la 2° car
la fois d’avant ils ont du faire demi tour (trop de neige sans doute).
C’est la 3°année qu’il fait cuisinier, avant il était
porteur, assistant guide, assistant cuistot. Il ne peut pas faire guide parce
qu’il faut parler anglais et français, il parle un peu anglais
mais pas suffisamment et français il n’a que quelques notions.
Il a fait un stage de 2 mois d’anglais et 1 de français. Il est
allé à l’école 6 ans, et ça fait 15 ans
qu’il bosse dans le trekking. Il a 33 ans. Il habite Katmandou et quand
il n’est pas en trek il bosse dans la construction de bâtiment
d’après ce que j’ai compris. Il ne fait des treks que 1
à 3 fois par an, 10 jours par ci, 20 par là. Il a fait des treks
dans beaucoup d’endroits mais pas vers l’Everest. Il me dit qu’il
préfère faire lui-même la cuisine sans assistant.
Il m’a dit qu’ils ont du jeter pas mal de bouffe lorsqu’un
porteur est tombé, des œufs ont été cassés,
les légumes ont prit mal. Il m’a dit qu’il reste peu d’œufs,
quelques patates, beaucoup de pâtes et de riz.
Je l’ai félicité pour la variété des plats
qu’il faisait. C’est relativement simple, mais très bon.
Ce soir il préparait une sauce tomate. Cet aprèm, lasse de faire
les 100 pas dehors dans le froid je me suis réfugiée dans la
tente de Gérard et Thierry qui jouaient aux cartes sous ma tente avec
Mylène.
Je n’ai fermé que la moustiquaire allongée à plat
ventre, j’observais ainsi les mouvements à l’extérieur.
Il y a un groupe de porteurs qui sont arrivés en début d’après
midi, ils vont rejoindre un héliportage au camp de base pour une expé
vers le Dhaulagiri.
Vers 17h, le « gardien » du BC italien a sorti son fusil ! Plein
de porteurs se sont agglutinés autour, il a mit beaucoup de temps à
le charger, un peu de poudre, bien tasser, un peu de poudre, etc…
Ensuite il est parti vers la colline où on voyait des bêtes en
crête, supposément des moutons de montagne, il y en avait 3-4.
Il les a fait fuir lorsqu’il s’est approché. En arrivant
au BC il nous avait montré une fourrure de bête, la peau de mouton
ne ressemble pas à celle que nous connaissons, la fourrure était
plutôt lisse et dense, assez belle. A présent, après une
partie de UNO et un tato tia (thé chaud) avec ek tchomsa chini (1 cuillère
de sucre). On s’est réfugiés Gérard, Mylène
et moi sous notre tente. On attend le repas qui ne devrait pas trop tarder.
Une journée de trek c’est lever 6h30 ou 7h selon le jour, thé chaud au sortir de la tente, pliage d’affaires, de tentes pour que les porteurs aient le temps de préparer les charges, petit dej (céréales ou porridge) crêpes ou chapati, omelette. On part marcher vers 8h jusqu’à 11h30 le temps que le cuistot nous prépare la bouffe et lave la vaisselle, on arrive vers 15-16h au camp. Thé chaud assez rapidement. Montée des tentes, repas vers 18h30-19h (il fait nuit vers 18h et jour vers 6h). Petit jeu de carte et vers 20h30-21h au dodo !
20h30 on a fini de manger
des pâtes à la tomate et au fromage. Délicieux mais trop
copieux.
Quelques trouées dans les nuages.
On vient de voir un lever de lune sur le Dhaulagiri, c’est très
haut, il faut lever la tête à 45° !
Petites parties de cartes avant d’aller au lit et un dernier pipi.
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